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1) Découverte et reconstitution

En novembre 1897, Alphonse Roux, un cultivateur du hameau de Charmoux (2 km au nord de Coligny, dans l’Ain) découvrait dans son champ, à 30 cm de profondeur, un amas de 400 fragments de bronze, probablement la cachette d’un récupérateur de bronze qui n’avait pas pu emmener la totalité des morceaux, en avait enterré une partie mais n’avait pu venir la rechercher. Un premier essai de reconstitution montra qu’il s’agissait des morceaux d’une statue de taille normale dont il manquait la partie supérieure de la tête et que l’on pensa être une image du dieu Apollon. Les quelque 150 morceaux restants, dont les 4/5 étaient couverts d’inscriptions en caractères latins (chiffres et lettres), furent d’abord attribués à 2 tables de bronze (en réalité une seule) représentant un calendrier de type inconnu. La résolution de ce puzzle, faite d’abord par M. Dissard, conservateur de musée, puis par un jeune étudiant du lycée Henri IV, M. Seymour de Ricci, dès 1898, permit de définir la structure de ce calendrier : bien qu’il manquât environ la moitié des pièces, le calendrier apparut comme un lustre de 5 années de 12 mois lunaires de 29 ou 30 jours ( la lunaison moyenne étant de 29 ½ j.) avec 2 mois supplémentaires intercalés, l’un en début de lustre, l’autre au milieu. Ces 2 mois supplémentaires étaient destinés à caler le calendrier sur le rythme solaire,  les 62 mois lunaires équivalant à environ 5 années solaires : il s’agissait donc d’un calendrier luni-solaire. Le calendrier ainsi reconstitué apparait sur la figure 1 : une plaque de bronze de 150 cm x 90 cm environ encadrée par une moulure large de 5 cm fixée par des chevilles ou des rivets dans des trous bien visibles.

Date de dernière mise à jour : 15/12/2015

Commentaires

  • RASTOLL
    Très intéressant !!!

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