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CALENDRIER GAULOIS DE COLIGNY par Raymond MILLON

                     Coligny       RESUME   

Après avoir rappelé les circonstances de la découverte de ce calendrier luni-solaire et le résultat des premières interprétations, on dresse la liste des questions en suspens et des réponses apportées par les auteurs qui ont étudié ce sujet depuis plus d'un siècle.

     La partie originale du présent travail est la tentative de décryptage des énigmatiques triplets de bâtonnets (ou hastes). Les diagrammes de fréquence d'apparition de ces triplets montrent qu'ils se rencontrent principalement autour du 21 du mois lunaire et accessoirement en fin de mois. On en déduit qu'ils sont en relation avec une phase lunaire, mais sans pouvoir préciser laquelle.

- si l'on pense que les meilleures observations se font au 1° quartier, alors le mois lunaire commencerait à la pleine lune (résultat de  Monard par une autre méthode)

- si l'on adopte le témoignage de Pline (mois commençant au 1° quartier), alors  le pic du 21° latis (ou jour) du mois lunaire correspondrait à la nouvelle lune, période où les observations sont impossibles.

     En supposant que les 3 bâtonnets de chaque triplet ont été gravés lors de 3 lustres successifs (hypothèse Monard) et que le bâtonnet barré représente la date la plus exacte de la phase lunaire observée, on constate qu'il y a un glissement d'un latis par lustre : cela signifie que la plaque aurait été gravée initialement pour 1830 lates et que le glissement observé d'un latis par lustre amènerait la durée d'un lustre gaulois à 1831 lates, valeur très proche de sa valeur astronomique effective : 1830,9 jours

     L'irrégularité de l'orbite lunaire ne permettait pas, à cette époque de déterminer les phases lunaires à mieux que 1 latis. 

 

 

Date de dernière mise à jour : 04/01/2016